ANAÏS JOURDEN-LA BOURGEOISE ÉVEILLÉE

 

Elle a commencé à se faire connaître sous le nom de Jourden, son deuxième prénom. Anaïs Mak signe dorénavant avec ses deux prénoms Anaïs Jourden.

D’origine Hongkongaise Anaïs Mak grandit dans une famille bourgeoise de Hong Kong avant de venir se former en mode au Studio Berçot à Paris. Elle crée sa propre marque en 2012 ; inspirée par la bourgeoisie de Hong Kong, elle réinvente des textures luxueuses en adaptant un travail artisanal et industriel. Semi finaliste du prix LVMH 2015, elle sera cette année-là, la gagnante du prix Vogue Italia Who next.

Paris est une ville qu’elle aborde sous un aspect commercial puis première présentation la saison dernière.

Pour ce premier défilé à Paris, Anaïs Jourden a choisi l’ancien « Palais d’Argent » qui a symbolisé le siège prestigieux et historique du Crédit Lyonnais avec sa grande verrière construite par Eiffel.

Ravagé par un incendie en 1996 et après 10 ans de restauration, il est aujourd’hui l’un des grands centres d’affaires de la capitale. La banque LCL y siège toujours dans une partie, le reste est divisé en bureaux, dont celui du journal Les Echos. L’immeuble classé patrimoine français est très vaste puisqu’il relie deux rues principales.

Mais ce sont les sous-sols du Centorial qu’Anaïs choisit pour faire son show.

La veste ou le manteau esprit Chanel, noir et crème en laine ébouriffée, sont revus avec des ganses très larges et se portent en collant et cuissardes.

Des silhouettes de chevaleresses qui s’encanaillent avec des chemises bouffantes en mousseline noire, des robes longues à lavallière ou smockées tout le long, resserrées au buste et ample sur la jupe.

Un esprit léger avec des matières précieuses, comme les mousselines ou dans un autre registre des doudounes parsemées de fils de laine. Un esprit clinquant aussi, mais tout en douceur, robe smockée argent ou ensemble rose pâle rehaussé de métal.

Un vêtement inspiré du passé mais innovant par le choix des textures et des mélanges de formes.

Anaïs Jourden achète principalement ses tissus à Paris et réalise sa production en Italie.

Un premier show très encouragé par le monde de la mode.

Photos Vincent Lappartient

Défilés Libre accès