MUKZIN – ROCK’N KUNG FU

 

Pour son premier défilé à Paris, Mukzin s’installe dans un décor Napoléon III. Un appartement magnifique avec des petits salons aux peintures et dorures patinées à l’Eléphant Paname.

Dans un des salons, un cube lumineux rouge enferme des objets fétiches. Sur les boiseries qui délimitent les deux autres salons par une fenêtre, Kate Han pose un escalier bleu, qui va servir à faire passer les modèles à travers les murs, tout simplement, en montant et en descendant les marches.

Une vidéo est projetée, le fond de scène est éclairé par des néons qui dessinent un store vénitien. Musique.

Coiffée façon guerrier chinois, le premier modèle gravit la scène en robe toute pailletée et brodée sur le buste, fourrure torsadée sur les épaules et boots argent fermées par des lanières cloutées.

Jupe longue en soie brochée rose pâle, fourrure brodée, jean large, combinaison à capuche brodée au dos, robe en mousseline à volants ou imprimée et bordée de fourrure, robe longue en maille, grand manteau matelassé ou brodé, les matières de tous les jours se mélangent aux matières luxueuses, de manière décalée.

La fiction, la BD qui a bercé cette nouvelle génération chinoise est très présente. Kate Han a choisit le Wulin qui désigne la communauté des artistes martiaux. « Woman Xia » le thème de sa collection représente des femmes chevaleresques qui pratiquent le Kung Fu.

Les personnages légendaires de la dynastie Tang, Nie Yinniang et Hong Xian illustrés par les bandes dessinées populaires de Hong Kong des années 1980, se retrouvent sur des tissus composites en papier et métal à mémoire, ainsi que des tissus ancestraux façonnés à la main.

Inspirée par la vieille Chine et les temps modernes, Kate Han ressuscite les trésors de son pays d’origine en l’incorporant au vêtement d’aujourd’hui. Elle n’hésite pas à installer des ateliers pour faire une collection couture dans les villages perdus qui font de la broderie ouïghour, que l’on retrouve de manière très fine et moderne sur ses vêtements .

Née dans une famille d’artisans textiles, elle connait merveilleusement bien le travail artisanal. Après avoir fait l’école des Beaux Arts de Leeds en Grande Bretagne, elle lance en 2014 avec son mari George Feng, la marque Mukzin. Très vite repérée sur ses premiers défilés à Shanghaï, le couple compte aujourd’hui installer la marque en Occident.

Mukzin c’est fou et riche en nouvelles propositions vestimentaires.

Mfb

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