John Galliano I love Chaplin

Ce ne sera pas un défilé dans un vaste hangar mais le N°7 de la Place Vendôme. Un hôtel particulier construit par Jules Hardouin Mansart, qui abritait les salons littéraires et politiques du XVIIIe siècle chez le dénommé président Hénault, écrivain et historien. Montesquieu, Madame de Pompadour faisaient parti de la longue liste de personnalités.

Dans une atmosphère lourde, très chaude, les feuilles A4 servent d’éventail. De grandes tentures noires couvrent les murs, spots robots et rails de lumières au plafond.

Led Zeppelin accompagne les sifflements, cris et battements des pieds des photographes qui s’impatientent. Soudain, le souffle du vent monte, une horloge se met en place en fond de scène ; Une fumée s’échappe, des journaux s’envolent sur la piste, Charlie Chaplin fait irruption.

Les petits voyous de John déboulent en petits costumes étriqués ou trois quart ceinturés haut sur d’amples pantalons sarouels. Dentelles, strass, broderies sur tissus noirs se mélangent peu à peu à l’esthétique aristocratique des personnages de Thomas Mann’s dans Mort à Venise. Le blanc, les teints pâles côtoient les baigneurs. La folie Galliano déferle.

Silence, moment de pause, tout le monde attend. John en pleine forme, sort saluer ses fans, qui l’applaudissent chaleureusement.

Mfb

Photos Billie Bernard

Presse Olivier Panzo

Homme Printemps Eté 2011