Josephus Thimister : Bloodshed and opulence

En 1997, il tirait sa révérence à Balenciaga après six ans de maison. Janvier 2010, Thimister nous revient sur le thème du « carnage et de l’opulence »

L’armée rouge et le glamour défilent en rouge, kaki et blanc, portés par la douceur et la beauté d’un quatuor vocal de chants orthodoxes.  

Le rouge ? Vif, très fort.  De sublimes fourreaux en crêpe, des robes et mitaines brodées pour mieux scintiller à la lumière d’une bougie ou sous les projecteurs.

Le kaki? Il éteint merveilleusement le rouge, comme s’il décoinçait le glamour. En veste militaire, en combinaison treillis, ou robe.

Le blanc? Il sangle, ceinture, enveloppe dans une cape ou un long manteau de fourrure de chèvre, juste pour le sublime.

Les chants s’arrêtent. Silence. On entend des crissements, ce sont des robes de bal, en couverture de survie (parfois tricoté) et tulle de soie qui viennent clore le défilé.

C’est après avoir fait une installation de vêtements à l’esprit Art contemporain que Josephus a senti la nécessité de revenir en Haute couture. Un retour largement applaudit.

mfb

Presse Sylvie Grumbach 2e Bureau

Haute Couture Printemps Eté 2010