RICK OWENS / BABEL

 

Ambiance cosmique sur l’esplanade du Palais de Tokyo, Rick Owens présente sa collection Homme Printemps Eté 2019. Sur la scène, deux diffuseurs émettent une fumée bleu dégageant une odeur de souffre.

Le premier modèle sillonne l’esplanade en très grand pantalon noir clouté sur les côtés, débardeur à découpes géométrique laissant voir la peau.

Le tee-shirt long, emblème de Rick Owens est décliné sans manches en différentes versions. Dénudé ou pincé par endroit par des baguettes et toujours porté sur ces grands pantalons noirs.

Les tenues se superposent avec une veste longue sous un blouson étriqué, ou blouson court sur tee-shirt long.

Le pantalon court est plus près du corps avec un bermuda en jean marqué par un grand revers sur une jambe et souligné à la braguette. La version jupe pour homme ressemble au tablier de forgeron, taillé dans un jean coupé à l’entrejambe, envisageable avec une veste de costume à la ligne fuselée, façon Rick Owens.

La fumée passe au jaune et ce sont d’étranges créatures qui se mélangent à cette faune citadine. Des gladiateurs masqués arpentent la piste en pantalon de cuir noir ou grand manteau blanc réalisé à partir de pièces de cuir cousu, comme des fragments de céramique.

La fumée rose amène, l’expérimentation. Inspiré par les dessins du constructivisme russe, Rick Owens propose des parkas en nylon aux formes invraisemblables. Des prismes incorporés au vêtement, comme une sorte de tente pop-up. Ce sont en fait de vraies parkas, qui seront livrées avec des baguettes pour ceux qui veulent les monter. Très pratique en fait!…

La fumée verte annonce le final. Le tribal, le monacal ou le citadin se côtoient naturellement.

Mais alors la collection « Babel » de l’été prochain nous amènera-t-elle à la confusion ou à l’espoir? Rick Owens réussit en tout cas à transformer ses défilés de mode en mode « performance artistique ».

Mfb
Photos Vincent Lappartient

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