Benoit Foucher, un retour sur les pointes.

Cela faisait longtemps qu’il n’était pas revenu à son premier amour « le chapeau » Il y revient d’ailleurs inspiré par ses deux histoires d’amour brisé « Deux ans et trois mois ».

Le passé et la cassure seront le rythme de sa collection d’été prochain. Une femme qui de rage que son amant l’ai délaissée sans explications, se venge en découpant les reliquats du lâche. Des chapeaux qu’elle réinvente, qu’elle s’approprie en les découpant par-ci par-là. La femme durassienne hante toujours Benoit.

Et pour nous l’été prochain ? Une capeline, coque borsalino, en « fine brisa  » estampillée dans la paille, gage que le véritable panama  est tressé en Equateur. Les ganses d’agneau de velours sans couture apparente la subliment.

Le bibi casquette chocolat est en « paille florentine »- du chevron de paille relié par des coutures- une matière ancestrale que Benoit ganse de lin et coton.

Le bibi calot a une forme mystérieuse, il se porte très chic ou les cheveux libres à l’arrière. La matière utilisée, le parabuntal, fibres de palmier tressées par des mains de philippins.

Les mains sont ce que Benoit privilégie dans la réalisation de ses créations. Du fait main pour les matières, du fait main aussi pour le montage qui se fait dans les plus beaux ateliers parisiens. «Les étiquettes sont embossées par un des derniers gainiers de cuir Atelier Bettenfeld Rosenblum » Précise-t-il.

On le trouve déjà chez « Nouvelle Affaire » à Paris et le printemps prochain chez « 10 Corse Como » à Séoul.

La touche parisienne, l’empreinte coloniale, l’Adjani en Adèle H rêvée de Benoit s’est réveillée pour notre plus grand plaisir.

Mfb

Snapshots la-couture

Showroom Next Door Touba